Expositions



Utopies fluviales : Prologue 

24 février - 10 avril 2017 (vernissage 24 février 18h),  MuséoSeine - Avenue Winston Churchill - 76489 Caudebec-en-Caux

Commissaires de l'exposition: Christophe Cuzin, Véronique Follet, assistés d'Ariane Chapelet




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Les mille galets en argile cuite, conçus pour le 1er championnat de ricochets de Verdun, sont exposés au Musée de la Princerie, avant d’être lancés dans la Meuse lors du tournoi, le samedi 23 août à 14h30. Ces galets ont été réalisés lors du séjour de la FMR à Verdun, du 28 avril au 3 mai 2014, à l'Atelier d'Art de la Communauté de Communes. Ont participé à leur fabrication : l'Amicale des écoles publiques, le Centre de loisirs de la MJC de Belleville, l'Amatrami, le Centre social et culturel de la cité verte, Nathalie Durand initiatrice du projet de la Fête de l'eau et des particuliers - Catherine Bachelez et son fils, Maud Blichard et son fils, Jacqueline Bacle et Marie-France Blandin. La cuisson des galets a été réalisée au Musée de la Princerie par Marie-France Blandin.

Projectiles pour le jeu, les galets sont aussi des tablettes d’argile comportant des textes écrits pendant les ateliers. Chaque série de galets a été conçue à partir d’une proposition d’écriture différente : un « tableau » composé de notes prises sur les berges, une phrase fleuve commençant par « Au bord de la Meuse... » construite collectivement, des actions à réaliser par ceux qui trouveront les galets, un ensemble de 200 prénoms relevés dans les cimetières militaires environnants. Léger ou grave, ce texte collectif qui se dispersera sous l’eau est destiné à se mêler au lit du fleuve où l’argile cuite peut subsister sans dommage, pendant des siècles. Pour un temps invisibles, ces inscriptions pourront être redécouvertes par fragments, selon les mouvements du courant et les aléas du futur, abandonnées à l’eau mais aussi au temps, où elles rencontreront, tôt ou tard, leurs lecteurs. Selon toute probabilité, ces galets, une fois lancés, ne pourront plus être retrouvés dans leur totalité. Aussi, il nous a paru intéressant d’exposer, avant le tournoi et comme un moment unique, cet ensemble. Cette installation provisoire, parmi les salles consacrées aux sites archéologiques et historiques de la région, constitue la première étape de ce voyage dans le temps.

Cette proposition prend sens dans tout un ensemble d'actions menées par la FMR sur les plans d'eau depuis 2009. 



Salle 1 Sculptures médiévales 

Série EVENT30 avril 2014 (Salle 1 Sculptures médiévales et La Chapelle)
Réalisation: sept préadolescents du Centre Social et Culturel de la Cité Verte et leur animateur
Chaque galet est gravé d'un message invitant celui qui le trouvera à une action.
















Cartes des autres plans d'eau où la FMR a déposé des galets (Lac Léman en Suisse, Le Gange en Inde, Le Lac de Saint-Chamand à Avignon...)



Série EXPRESSION LIBRE, 29 avril 2014 (Salle 2 Préhistoire et Salle 10 Autour de 1870)

Réalisation: quinze enfants du Centre de Loisirs de la MJC de Belleville et leurs trois animatrices, et Marie-France Blandin













LES DATES, 1er et 2 mai 2014 (Salle 3 Période Gallo-romaine et mérovingienne)
Réalisation: FMR (Sarah Venturi & Cyril Jarton)
Toutes les dates figurant dans le Musée de la Princerie ont été relevées lors d’un repérage dans les salles, pour être ensuite reportées sur les galets. D’autres dates, inventées, s’y sont ajoutées. 
















LA PHRASE, 29 avril 2014
Réalisation : quinze enfants du Centre de loisirs de la MJC de Belleville et leurs trois animatrices 
Avec pour amorce " Au bord de la Meuse", nous avons improvisé collectivement cette phrase, selon le jeu suivant: en faisant des tours de table, l'un après l'autre, nous avons ajouté un mot pour créer la suite de la phrase. Chacun a reporté ensuite ses mots sur des galets. 



































TABLEAU 1, 28 avril 2014 (Salle 6 Histoire de Verdun)
Réalisation: Amicale des Ecoles Publiques et particuliers 
Après un entraînement de ricochets au bord de la Meuse, suivit une séance de prises de notes sur le paysage qui nous entourait: cinq équipes, chacune chargée d'un thème d'observation - les couleurs, les bruits, les éléments du paysage, le groupe, les événements.
En atelier, ces notes furent reportées sur les galets fabriqués.








Vitrine des poids et des sceaux
































Vitrine des moules à chocolats et de l'industrie de la confiserie




Salle 7 Mobilier Lorrain




Salle 8 Peintures 

































TABLEAU 2, 30 avril 2014 (Salle 8 Peintures)
Réalisation: six adolescents serbes et albanais de l'Amatrami, accompagnés par Dominique Gretz
Après un entraînement de ricochets au bord de la Meuse, suivit une séance de prises de notes sur le paysage qui nous entourait: trois équipes, chacune chargée d'un thème d'observation - les couleurs, les éléments du paysage, le groupe.
En atelier, ces notes furent reportées sur les galets fabriqués.


















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LA PHRASE DE NATHALIE, 30 avril 2014 (Salle 8 Peintures)
Réalisation : Nathalie Durand
Pendant notre séjour à Verdun en avril dernier, au cours d'une promenade au bord de l'eau avec Nathalie qui nous conduisait au Gueulard, elle nous a raconté ce souvenir personnel des bords de Meuse. 




























Salle 9 porcelaines faïences et portraits d'apparat































LES PRÉNOMS, 1er et 2 juin 2014 (Salle 9 porcelaines faïences et portraits d'apparat et Salle 10 Autour de 1870)
Réalisation: FMR (Sarah Venturi & Cyril Jarton)
Ces prénoms sont ceux de soldats morts à Verdun pendant la guerre 14-18. Nous les avons collecté dans la partie militaire du cimetière du Faubourg Pavé.







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IL FAUT SAUVER LE LAC DE SAINT-CHAMAND

Exposition du projet de recherche interdisciplinaire de l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon autour d’un plan d’eau menacé,  commissariat Cyril Jarton (coordinateur du projet), Bibliothèque Universitaire d’Avignon, 74 rue Louis Pasteur,  12 mars - 25 avril 2014



Les étudiants de l’ESAA : Sylvie BOISCOMMUN, Maeva CROISSANT, Elsa DECKER, Ivan DMITRIEV, Carole DUBAR, Axelle JABOUILLE, Abdelilah KADDOURI, Boris KROMMENDIJK, Julie LAROUER, Hélène LEBRISHOUAL, Seungmin LEE, Passage à l’Acte (atelier performance de l’ESAA), Gaël POTIER, Laura PULTIER, Zoé RENAUDIE, Laurent SANTI, Xiao XIN, Ève WODA, Thibaut ZIMMERMAN 

Les artistes: Sylvie NAYRAL, Yifan SHI et Sarah VENTURI

L'équipe scientifique associée: Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'Ecologie (équipe ingénierie de la restauration des patrimoines naturel et culturel) - Catherine VIEILLESCAZES, Thierry DUTOIT; Département conservation-restauration de l’École Supérieure d'Art d'Avignon (enseignant : Marc MAIRE); Fédération Mondiale de Ricochets (FMR); Philippe VIEILLESCAZES, géographe en charge des réalisations cartographiques 


Invité par la Bibliothèque Universitaire d’Avignon à intervenir dans le cadre d’une manifestation sur le thème de l’eau, nous avons choisi une proposition où l’art s’engage concrètement pour la survie d’un plan d’eau sur le territoire avignonnais.  L’exposition interdisciplinaire met en regard les recherches historiques, sociologiques et artistiques effectuées sur le site et dans la zone riveraine, en vue d’une restauration du lac de St Chamand, comportant à la fois la préservation ou la réactivation d’usages traditionnels, la mise en valeur du potentiel écologique et l’invention de nouveaux usages par les artistes. L’exposition retrace aussi  l’aventure d’un groupe de jeunes artistes et conservateurs-restaurateurs, qui depuis 2012, date des premières actions artistiques entreprises sur le lac, en collaboration avec la FMR (Fédération Mondiale de Ricochets), développent des projets, cartes, maquettes, dessins d’aménagements et ateliers associant les habitants du quartier. 
A travers le lac de St Chamand s’engage aussi une réflexion sur le plan d’eau en tant qu’espace unificateur, dans un contexte périurbain éclaté. Au bord de l’eau – à la base du vivant -  il s’agit de mettre en place les conditions d’une présence humaine discrète, à l’écoute des autres formes de vie. Espace à l’abandon, le lac est d’autant plus riche qu’il laisse advenir « un tiers-paysage » qui, selon les thèses de Gilles Clément, constitue un  réservoir de biodiversité, accueillant une vie foisonnante chassée des lieux cultivés et domestiqués. Les aménagements et actions artistiques que nous proposons sont donc légers, ils se fondent dans le paysage pour mieux rendre compte de ses subtilités, à la manière du radeau, du sous-marin miniature et des outils d’exploration d’Ivan Dmitriev, étudiant-artiste travaillant in situ depuis 2012.  Parmi les propositions les plus pertinentes, on trouvera aussi un parcours sportif artistique conçu par Abdelilah Kadourri et permettant de relier le plan d’eau à d’autres points géographiques, notamment le quartier St Chamand dont il est déconnecté par des routes, des ponts et des voies ferrées.
Le lieu pourra être utilisé par les usagers traditionnels – pêcheurs et promeneurs – et d’autres, par exemple les enfants du quartier accueillis à diverses reprises par les étudiants de l’ESAA et désormais par l’association « Les Petits Débrouillards » qui a rejoint le projet. Mais pas question pour nous d’un parc de loisir standardisé qui viendrait ruiner la singularité du site. Il s’agit de proposer un usage « non invasif » dont la destination pédagogique est d’apprendre aux humains à se faire plus discrets et attentifs sur cette terre. C’est dans cet esprit que Gaël Potier, un autre étudiant-artiste, a imaginé des architectures éphémères, dont les plans gravés sur des plaques de métal invitent le visiteur à construire des abris, en utilisant les matériaux naturels disponibles sur les berges.  Depuis 2013, le site est aussi utilisé par l’ESAA comme lieu d’expérimentation où étudiants, scientifiques et artistes sont invités à travailler régulièrement et à produire réflexions, œuvres et actions in situ. En devenant un espace artistique – « Ecole des Bords du Lac » –  le lac n’est pas seulement restauré dans ses usages anciens, il propose aussi une situation entièrement nouvelle et unique en son genre.
Sur les deux niveaux de la bibliothèque universitaire, une quinzaine de « bureaux-ateliers » a été installée et attribuée aux différents partenaires scientifiques et artistiques du projet. La présentation pourra évoluer ou être complétée pendant l’exposition, montrant un projet « en travail ».  Evolutive, l’exposition est aussi participative : des gants disposés sur les tables invitent le public à manipuler certains documents, des questionnaires et cahiers à formuler des propositions pour l’avenir du lac.  

Cyril Jarton


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PREMIER CHAMPIONNAT DE RICOCHETS À BELFORT
La galerie du granit, Théâtre du granit, Belfort, juin 2013

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ECCE HOMO LUDENS 2 SAISON SUISSE, le jeu dans l'art contemporain
Exposition collective, Commissariat Hélène Audiffren et Cyril Jarton, Musée suisse du jeu, La tour de Peilz, octobre 2011-février 2012

Carlos Amorales, Ben, George Brecht, Damien Cabanes, Vincent Kohler, Nina Childress, Gérard Collin-Thiebaut, Constant, Erro, Sylvie Fanchon, Richard Fauguet, Fédération Mondiale de Ricochets, Aurélien Froment, Robert Filliou, Corinne Geffray, Michel Giroud, Fabrice Gygi, Marie Jeanselme, Zhuo Qi, Alison Knowles, Tetsumi Kudo, Suzy Lelièvre, Christian Marclay, Philippe Mayaux, Hamid Maghraoui, Bujar Marika, Thierry Mouillé, Greg Niemeyer, Présence Panchounette, Nazanin Pouyandeh, Evariste Richer, Jean-Jacques Rullier, Takako Saïto, Alain Séchas, Mieko Shiomi, Daniel Spoerri, Pierre Tilman, Sarah Venturi, Wood&Harrison

Le jeu dans l’art des XXe et XXIe siècle
L’exposition, dont le volet I a été présenté au Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon en 2010, met en évidence la manière dont la dimension ludique irrigue une partie importante de l’art du XXe siècle notamment à travers les multiples développements du mouvement Dada constitué à Zurich en 1916. Processus de création, le jeu est aussi un style de vie alliant liberté et humour qu’on retrouve chez l’artiste joueur d’Echecs Marcel Duchamp et chez le boxeur-poète d’origine suisse Arthur Cravan dont les fantômes accompagnent les deux expositions. Au Musée Suisse du Jeu, les œuvres d’une trentaine d’artistes contemporains jouent à cache-cache avec les jeux de la collection et interrogent le visiteur : l’échiquier de Bujar Marika intitulé Echec de l’échiquier (2010) dont les cases se déplacent avec les pièces est-il une œuvre d’art ou un jeu d’Echecs? Les Tortillons (1999-2003) en argile peint de Damien Cabanes qui semblent avoir été conçus à une époque lointaine sont-ils les reliquats d’antiques amusements ou les propositions d’un artiste du XXIe siècle ? Parfois la limite entre jeu et art est ténue comme dans les boules de bowling exposées comme Ready-made par Evariste Richer et qui portent les noms évocateurs de « Météore » ou de « Black Beauty » (2008).

Le château des destins croisés
Les 22 sections de l’exposition s’organisent autour des 22 arcanes majeurs du tarot, jeu de cartes mais aussi jeu de symboles associés à l’interprétation et de la divination dont la forme inspira de nombreux artistes et écrivains comme André Breton et certains membres du mouvement Surréaliste. Le livre d’Italo Calvino Le château des destins croisés placé en exergue de l’exposition fait référence au site – le château des jeux - et à la structure du livre dont les récits sont tissés à partir des cartes du tarot des Visconti-Sforza, œuvre de Bonifacio Bembo, un artiste milanais du XV siècle. Dans l’exposition, le diable, arcane XV, associé au jeu depuis le Moyen Age, accompagne par exemple les grimaces d’artistes proposées par Erro dans Autres Grimaces, estampes de 1969 ou encore une grande sculpture-chat d’Alain Séchas affublée d’un énorme pistolet et portant ce titre équivoque : « La grosse bêtise » (2003). A l’arcane sans nombre, le fou, est associé une photographie de Sarah Venturi, remake d’un fragment du Jardin des Délices de Gérôme Bosch (2011) où le personnage de la folie est représenté par une femme portant un dé sur la tête.
Avec la force, arcane XI, on trouve les battes de base-ball de Vincent Kohler (Turnaround 2011) taillées dans des pieds de lits, de tables et de chaises qui peut- être menacent, dans une salle voisine, les personnages en porcelaine de Richard Fauguet (Sans Titre, Céramiques, 2009) conçus avec des soucoupes et des tasses en équilibre. L’arcane XIII, la mort, annonce l’esquisse de l’Enterrement (2010) peinture de Nina Childress, remake de l’enterrement à Ornans de Gustave Courbet mort en exil à La Tour-de-Peilz tout prêt de l’actuel Musée Suisse du Jeu. L’arcane XIV, la tempérance, figurée par une femme versant de l’eau d’un récipient dans un autre, met en perspective une sélection de galettes à ricochets en argile réalisées par des artistes proches de La F.M.R, fédération mondiale de ricochets, qui développe depuis 2009 ce jeu comme un sport et comme une technique de dessin sur l’eau.

Participation et réflexion
L’exposition propose des œuvres participatives permettant au public de lancer les dés et faire avancer des figurines sur le parcours du Jeu de la vie créé par Jean- Jacques Rullier ou à travers les jeux multimédias mis au point dans les laboratoires de l’université de Berkeley par l’artiste et chercheur suisse Greg Niemeyer. La participation, donnée fondamentale du jeu, est associée à la réflexion par un ensemble d’ouvrages et de notes répartis dans l’exposition, notamment dans la Bibliotheca pataphysica de l’artiste éditeur Michel Giroud dont les schémas dessinés sur les murs articulent les univers ludiques de Rabelais, les propositions sociales de Charles Fourier et l’esprit expérimental des artistes du mouvement Fluxus. Moteur d’une dynamique historique et sociale, le jeu est aussi à la pointe de la recherche scientifique contemporaine comme le montre la vidéo de Thierry Mouillé, Dérives partiales, réalisée à partir des cours du professeur Pierre-Louis Lions prononcés au Collège de France entre 2007 et 2011 et proposant de nouveaux développements pour une théorie générale des jeux.

Cyril Jarton, septembre 2011



Salle Fédération Mondiale de Ricochets



Galets: Damien Cabanes, Cyril Jarton, Russell Byars, Alain Séchas

Galets: Jean-Louis Raymond, Sarah Venturi

Galets: Damien Cabanes, Nina Childress


Galets: Cyril JARTON



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IL FAUT SAUVER L'ÉTANG DES FAYARDS
Galerie Bernard Jordan, Paris, 2011

Sylvie FANCHON, SANS TITRE, 2004 (acrylique sur toile, 130x162cm) Collection Fédération Mondiale de Ricochets (don de l'artiste)

Sylvie Fanchon, Xavier Franceschi, Cyril Jarton, Sarah Venturi

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